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Nîmes et Montreuil, en passant par Assier, marqué par John Coltrane
et Gato Barbiéri, expressionniste à la sonorité torride,
le "Jazz" de ce ténor a le Blues du Sud. | |
Nourri
des souvenirs des fanfares occitanes, des grandes formations de Willem Breuker
ou de Carla Bley et des mythes Méditerranéens Jean-Marc PADOVANI
exprime tous ces accents au travers de "Tres horas de sol" (1986), "One
for Pablo" (1989), "Nimeno" (1991), "Sud" (1992), "Mingus,
Cuernavaca" (1992), Nocturne (1994), "Takiya ! Tokaya ! " (1997),
"Jazz Angkor" (1998), avec le "Minotaure Jazz Orchestra "
(2000), etc. | |
 | Son
désir de revisiter les musiques traditionnelles du monde entier et son
attachement à ses racines méridionales donnent naissance à
son Quartet "Chants du Monde" avec lequel il enregistre "Chants
du Monde" (1997) et "De Nulle Part" (2002). | |
| |  | Il
revendique à ce jour une Musique qui a dépassé le problème
des influences, une musique qui soit le reflet essentiel de sa sincérité
et de son "moi". |
"Le
jazz a été sa grammaire. Mais aujourd'hui, lui qui aime les textes
et l'élucidation langagière, voilà qu'il ne sait pas encore
nommer la langue musicale qu'il manie déjà : musiques improvisées,
jazz européen, folklore imaginaire, transversalité ? Alors, au moins,
il nomme Chant du Monde son quartet, qui est comme le ferment qu'il incorpore
à toutes les pâtes musicales qu'il visite de son insatiable curiosité.
[...] "Souffleur" avec ses saxophones, il a choisi un instrument si
proche de la voix et de ses langues : ses diverses formations |

| sont
une figure de la migration des musiques,
placées entre Orient et Occident,
entre modalité et tonalité, entre écriture et improvisation
- sur les lignes de fracture où s'invente la musique de demain." Frédéric
Deval |
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